- Le private equity, ou capital-investissement, consiste à investir dans des entreprises non cotées en bourse afin de les accompagner dans leur développement, avec un horizon d'investissement généralement compris entre 5 et 10 ans.
- Il recouvre plusieurs stratégies : le venture capital (start-up en amorçage), le capital développement (entreprises en croissance) et le LBO (rachat d'entreprises établies).
- Le private equity est accessible aux particuliers via des fonds spécialisés (FCPR, FPCI), des contrats d'assurance-vie ou des plateformes comme Lita, avec des tickets d'entrée variables.
- Historiquement, les rendements annuels moyens du private equity oscillent entre 6 % et 12 %, supérieurs à ceux des marchés cotés sur le long terme.
- Comme tout investissement, le private equity comporte des risques : perte en capital, illiquidité des fonds et dépendance à la qualité de l'entreprise financée.
Qu’est-ce que le private equity ?
Définition du capital-investissement
Le private equity, ou capital-investissement, consiste à investir dans des entreprises non cotées en bourse afin de les accompagner dans leur développement. L'objectif n'est pas seulement d'apporter du capital, mais de participer activement à la création de valeur, en intervenant sur la stratégie, la gouvernance, la structuration financière ou encore la performance opérationnelle. Investir en private equity, c'est donc engager son capital dans des entreprises à fort potentiel, avec une vision de long terme.
Les investisseurs en private equity s'inscrivent dans une logique de long terme, avec un horizon d'investissement compris entre 5 et 10 ans. La création de valeur se matérialise lors de la sortie de l'investissement, par une potentielle plus-value (cession industrielle, rachat par un fonds, introduction en bourse). Par ailleurs, certains dispositifs fiscaux permettent, sous conditions, de bénéficier de réductions d'impôt en contrepartie du risque pris.
Private equity vs marché coté : quelles différences ?
Contrairement aux actions de sociétés cotées en bourse, les investissements en private equity ne sont pas soumis aux fluctuations quotidiennes des marchés financiers. La valorisation des entreprises repose sur des analyses fondamentales et des horizons de long terme, ce qui réduit l'exposition à la volatilité de court terme.
En contrepartie, le private equity se caractérise par une liquidité limitée : les capitaux investis sont bloqués pendant plusieurs années. C'est l'une des différences structurelles majeures entre les actifs cotés et les actifs non cotés. Cette caractéristique doit être bien comprise avant tout investissement.
Les grandes familles : venture capital, growth, LBO…
Le private equity recouvre plusieurs stratégies d'investissement, chacune adaptée à un profil d'entreprise et un niveau de risque différents :
- Le venture capital (capital-risque) finance des start-up en phase d'amorçage ou en phase de développement précoce, avec un potentiel de croissance élevé mais un risque important.
- Le capital développement (growth) s'adresse à des entreprises plus matures cherchant à accélérer leur croissance, en phase d'expansion.
- Le LBO (Leveraged Buy-Out) concerne le rachat d'entreprises établies, souvent rentables, via un effet de levier financier.
Ces différentes stratégies permettent aux investisseurs de cibler des secteurs, des stades de maturité et des profils de rendement variés. Chaque stratégie présente un profil de risque distinct, et il est souvent conseillé de les combiner pour construire un portefeuille équilibré.
Pourquoi investir dans le private equity ?
Accès au non coté et diversification du portefeuille
Le private equity permet d'accéder à une partie de l'économie qui n'est pas représentée sur les marchés boursiers. Il constitue un outil efficace de diversification, en réduisant la corrélation globale du portefeuille avec les marchés cotés. Pour les investisseurs souhaitant élargir leur exposition à des actifs réels et tangibles, le private equity représente une opportunité de diversification difficile à trouver ailleurs.
Contrairement à des actions cotées que vous pouvez revendre à tout moment, les fonds investis en private equity sont bloqués pendant toute la durée de l'investissement, généralement entre 5 et 10 ans. Avant d'investir, assurez-vous de ne pas avoir besoin de ces sommes à court ou moyen terme.
Rendements potentiels attractifs à long terme
Historiquement, le private equity a affiché des performances supérieures à celles des marchés actions sur le long terme, en contrepartie d'un risque plus élevé et d'une liquidité réduite. La création de valeur repose sur la croissance des entreprises accompagnées et sur l'amélioration de leur performance globale.
Parmi les avantages du private equity, on note également la possibilité de bénéficier d'une gestion active des participations et d'effets de levier qui peuvent amplifier les rendements. Ces avantages expliquent l'intérêt croissant des investisseurs particuliers pour cette classe d'actifs.
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Contribution au financement de l'économie réelle
Investir en private equity, c'est soutenir directement des entreprises, des entrepreneurs et des projets innovants dans des secteurs porteurs. Ce type d'investissement joue un rôle clé dans le financement de la transition écologique, sociale et technologique. C'est aussi l'un des avantages souvent mis en avant par les investisseurs engagés : donner du sens à leur capital en le dirigeant vers des opportunités à impact positif et mesurable.
Comment investir en private equity ?
Fonds professionnels (FCPR, FPCI, LP, etc.)
Les fonds de private equity permettent de mutualiser les investissements au sein d'un portefeuille diversifié d'entreprises. Ils sont gérés par des sociétés de gestion professionnelles et accessibles sous certaines conditions de montant et de profil investisseur.
Parmi les véhicules les plus courants, le FCPR (Fonds Commun de Placement à Risques) est l'un des outils privilégiés pour accéder au private equity en France. Le FCPR permet d'investir dans un portefeuille d'entreprises non cotées, sous la supervision d'une société de gestion agréée par l'AMF. Il existe plusieurs types de FCPR selon leur niveau de contraintes réglementaires : le FCPR allégé, le FCPR contractuel, ou encore le FCPR dit "fiscal" qui ouvre droit à des avantages fiscaux sous conditions de durée de détention.
Confier la gestion de ses investissements en private equity à un FCPR présente plusieurs avantages : une gestion déléguée à des professionnels, une diversification automatique sur plusieurs sociétés et secteurs, ainsi qu'un cadre juridique encadré.
Assurance-vie et unités de compte
Le private equity est de plus en plus intégré dans des contrats d'assurance-vie via des unités de compte spécifiques, offrant un cadre fiscal avantageux tout en facilitant l'accès à cette classe d'actifs. Cette approche permet aux particuliers de bénéficier des avantages de l'enveloppe assurance-vie combinés à l'exposition au non coté, sans avoir à assurer eux-mêmes la sélection des opportunités d'investissement.
Plateformes d'investissement accessibles aux particuliers
Des plateformes spécialisées, comme Lita ou Sowefund, permettent aujourd'hui aux particuliers d'investir directement dans des entreprises non cotées, avec des tickets d'entrée accessibles et une sélection encadrée des projets. Ces plateformes constituent une porte d'entrée démocratisée au private equity, avec des processus rigoureux et une information transparente pour les investisseurs.
En investissant au capital d'une PME ou d'une start-up éligible via une plateforme comme Lita, vous pouvez bénéficier d'une réduction d'impôt sur le revenu allant de 18 % à 50 % du montant investi, grâce au dispositif IR-PME (loi Madelin). Ce mécanisme est soumis à des conditions de durée de détention et de type d'entreprise.
Tickets d'entrée, durée d'engagement, frais : ce qu'il faut savoir
Les montants minimums investis peuvent varier de quelques centaines à plusieurs dizaines de milliers d'euros selon les véhicules et les sociétés de gestion. Les frais (gestion, performance, structuration) doivent être analysés attentivement, tout comme la durée de blocage des capitaux, souvent longue. Il est essentiel d'intégrer ces paramètres dans ses objectifs patrimoniaux avant de s'engager dans un investissement en private equity.
Quels sont les risques du private equity ?
Illiquidité (blocage des fonds sur 5–10 ans)
Le principal risque réside dans l'absence de liquidité : il est généralement impossible de récupérer son capital avant la fin de la période d'investissement, qui est généralement comprise entre 5 et 10 ans. Cette caractéristique impose aux investisseurs de bien calibrer la part de leur patrimoine allouée au private equity, en tenant compte de leurs objectifs de liquidité à court et moyen terme.
Risques de perte en capital
Les entreprises financées peuvent échouer, en particulier dans le capital-risque. Une perte partielle ou totale du capital investi est possible. Avant d'investir, il est donc indispensable de bien mesurer ce risque de perte en capital et de ne jamais engager des sommes que l'on ne peut pas se permettre d'immobiliser.
Dépendance à la santé de l'entreprise financée
La performance dépend fortement de la qualité de l'équipe dirigeante, du modèle économique et des conditions de marché. Une bonne gestion du suivi post-investissement, assurée par les sociétés de gestion ou les plateformes spécialisées, est un facteur clé de succès pour les investisseurs en private equity.

Le private equity à impact avec Lita
Qu'est-ce que l'investissement à impact dans le non coté ?
L'investissement à impact vise à générer un rendement financier tout en produisant un impact social et environnemental mesurable. Il s'inscrit dans une logique de finance responsable, qui répond à une demande croissante des investisseurs souhaitant aligner leurs objectifs financiers avec leurs valeurs. Des plateformes de crowdfunding comme Lita se sont spécialisées dans le financement d'entreprises écologiques et sociales, offrant ainsi des opportunités d'investissement à la fois performantes et engagées.
Comment Lita sélectionne les entreprises financées
Lita applique des critères exigeants combinant viabilité économique, gouvernance responsable et impact positif avéré. Les projets sont analysés de manière approfondie avant d'être proposés aux investisseurs. Ce processus de sélection rigoureux est l'un des avantages clés de la plateforme.
Lita sélectionne les entreprises à travers un important maillage de partenaires (réseaux financiers, de recherche et entrepreneuriaux), ce qui lui permet d'obtenir une sélection proactive sur tous les territoires et dans des secteurs variés. Depuis ses débuts, seulement 5 % des entreprises ayant déposé une demande de financement ont été retenues. Cette exigence garantit aux investisseurs un accès à des opportunités de qualité.
Avantages pour l'investisseur : transparence, diversification, accessibilité
Lita offre une information transparente et claire, ce qui représente un avantage important pour les investisseurs qui découvrent le private equity. Pour chaque opportunité, l'investisseur a accès à une fiche projet regroupant le pitch de l'entreprise, une présentation de l'équipe dirigeante, une analyse du marché, et une analyse de Lita avec les risques et les raisons pour investir.
Par ailleurs, l'investisseur peut aussi avoir accès à un dossier d'analyse plus approfondie sur l'opportunité, afin d'affiner sa décision d'investissement en toute connaissance de cause.
Types de véhicules proposés par Lita
Lita propose différents produits financiers adaptés à différents profils et objectifs d'investissement :
- Le capital investissement : pour investir en actions au capital de start-up innovantes ou de jeunes entreprises à impact, en phase de croissance.
- La dette privée : pour investir en obligations dans des PME matures et percevoir des intérêts en échange. La dette est une solution adaptée aux investisseurs recherchant des revenus réguliers sur une période déterminée.
- Les énergies renouvelables : pour financer des infrastructures dans ce secteur (panneaux solaires, éoliennes, hydrogène vert).
- L'immobilier : pour financer des foncières solidaires ou des promoteurs immobiliers écologiques et éthiques.
Sur Lita, les investissements en private equity s’inscrivent généralement sur une durée de 5 à 10 ans, avec des perspectives de rendement attractives, dépendantes de la performance.
Quel rendement attendre ?
Rendements historiquement observés dans le private equity
Sur le long terme, les rendements annuels moyens observés varient généralement entre 6 % et 12 %, selon les stratégies et les périodes, avec une forte dispersion des performances. Ces chiffres varient fortement selon les secteurs ciblés, les sociétés de gestion impliquées et le stade de maturité des entreprises financées.
Facteurs qui influencent les performances
La qualité du deal sourcing, l'accompagnement des entreprises, le timing d'entrée et de sortie ainsi que le contexte macroéconomique sont déterminants. La gestion active des participations par des équipes expérimentées est souvent ce qui fait la différence entre un investissement performant et un investissement décevant.
Rendement vs risque : l'équilibre à comprendre
Un rendement potentiel élevé implique une prise de risque significative. Le private equity doit être envisagé comme un complément, et non comme le cœur d'un portefeuille. Il est donc recommandé de bien définir ses objectifs de rendement et sa tolérance au risque avant d'allouer des capitaux à cette classe d'actifs.
Comment choisir ses investissements en private equity ?
Horizon d'investissement & niveau de risque
Il est essentiel d'aligner la période de blocage des fonds avec ses objectifs patrimoniaux et sa tolérance au risque. Un investisseur ayant des besoins de liquidité à court terme ne devrait pas immobiliser une part trop importante de ses actifs dans le private equity.
Importance de la diversification
Diversifier les secteurs, les stades de maturité et les véhicules d'investissement permet de réduire le risque global. Répartir ses investissements entre plusieurs sociétés, sur des stratégies différentes (dette, capital, énergies renouvelables), est une approche prudente pour optimiser le rapport rendement/risque de son portefeuille en private equity.
Analyse de l'équipe dirigeante, du modèle économique et de l'impact
La réussite d'un investissement en private equity repose avant tout sur la solidité de l'équipe dirigeante, la pertinence du modèle économique et, le cas échéant, la réalité de l'impact revendiqué. Une bonne gestion de ces critères d'analyse, combinée à une sélection rigoureuse des opportunités, est le meilleur gage de succès.
FAQ de l'investissement en private equity
Qu'est-ce qu'une part sociale exactement ?
Une part sociale est un titre de propriété dans une coopérative ou une société de personnes, donnant droit à un vote en assemblée et à une rétribution annuelle sous forme d'intérêts. Elle est régie par le Code de commerce ou le Code civil selon la nature juridique de la structure émettrice.
Quelle est la différence entre une action et une part sociale ?
La différence essentielle tient à la nature de la structure émettrice et aux droits attachés. Les actions sont des titres émis par des sociétés par actions (SA, SAS) et visant la performance financière pour leurs actionnaires ; les parts sociales sont des titres émis par des coopératives (SCOP, SCIC) ou des sociétés civiles, et visent la stabilité et l'utilité économique collective. Les actionnaires votent en proportion de leurs actions ; les sociétaires, eux, disposent chacun d'une voix.
Quel rendement espérer avec les obligations ?
En 2026, les obligations d'État offrent entre 2,5 % et 4 % par an selon les échéances. Les obligations d'entreprise montent à 3-6 %, voire davantage pour les émetteurs plus risqués. La dette privée affiche des rendements souvent compris entre 6 % et 10 %, en contrepartie d'une liquidité plus faible. Dans tous les cas, le coupon et les conditions de remboursement sont connus à l'avance, ce qui en fait des actifs à la visibilité rare parmi les marchés financiers. La fiscalité applicable selon le support choisi viendra réduire le rendement net perçu.
Peut-on revendre facilement des parts sociales ?
Non, la cession de parts sociales n'est pas libre. Elle dépend du règlement interne de la coopérative, peut nécessiter un préavis, une procédure d'agrément et l'identification d'un acheteur. La vente n'est possible que si les statuts le prévoient et si les organes compétents l'approuvent. Toute demande de cession doit être formulée par écrit auprès de la gérance, qui instruit le dossier de cession selon les règles prévues dans les statuts. Cette contrainte distingue les parts sociales des actions, qui sont en principe librement négociables sur les marchés.